Croyances et religions sur l’autel de la publicité

CROYANCES ET RELIGIONS SUR L’AUTEL DE LA PUB

 

IL Y A UN MOIS, L’ACTUALITÉ NOUS A RAPPELE DOULOUREUSEMENT CES PAROLES DE FEU (ET SAINT) PIERRE DESPROGES « ON PEUT RIRE DE TOUT, MAIS PAS AVEC TOUT LE MONDE« . POURTANT, AU-DELÀ DU CLICHE MONSTRUEUX DE LA CITATION RACOLEUSE DU JOURNAL DE BFM TV ACCRO A L’AUDIMAT, PIERRE A AUSSI DIT QU’IL FALLAIT RIRE DE TOUT, DE LA MISÈRE, DE LA GUERRE OU DE LA MORT, CELLES-CI SE RIANT BIEN DE NOUS AU FOND. ET LA PUB DANS TOUT ÇA ? PEUT-ELLE RIRE DE TOUT ET SURTOUT PEUT-ELLE SE FOUTRE OUVERTEMENT DES RELIGIONS ET, PAR EXTENSION, DE LEURS DÉFENSEURS LES PLUS HARGNEUX ?

Jamais l’expression « mourir de rire » n’aura été aussi vraie que pour la fin tragiquement cynique des dessinateurs de Charlie Hebdo. Qui aurait pu imaginer que l’on puisse se faire dégommer pour avoir crayonné (oui elle est facile) ? Si le rire est le propre le l’homme, le manque d’humour fait-il de certains des animaux ?

Une chose est certaine en tout cas : Il est impossible de prendre l’humour au sérieux, car c’est déjà détruire son pouvoir de dérision. L’humour, permet d’apprécier cette distance par rapport à la tragédie, par rapport au sérieux de la vie. L’humour met en exergue des situations parfois terribles, des propos souvent effrayants. L’humour est cette soupape nécessaire et salvatrice qui permet de supporter le ridicule absolu d’une chanson de Christophe Mae ou Kendji Girac chantée par votre moitié quand celle-ci emportée par le flow, double des voitures à 185 sur l’autoroute Bordeaux-Pau.

La religion est quelque chose d’intrinsèquement personnel enfoui au fond de chacun depuis son premier missel, sa première kippa, son premier chapelet bouddhique, son premier tapis de prière, ou sa première kalashnikov dans certains cas malheureusement. Quelle soit pratiquée d’une manière ou d’une autre, la religion fait partie de chacun et, ça ne date pas d’hier, la mettre scène ouvre souvent la polémique. Si faire de l’humour sur les religions est un peu « touchy », c’est aussi parce que ce sont elles qui déclenchent des conflits, déchirent des populations entières ou créent des frontières, et ce, depuis des millénaires.

Ha oui, pour que les choses soient bien claires, je ne suis pas quelqu’un de religieux hardcore, mais je ne réfute pas qu’il y ait une intelligence supérieure, même si pour le coup en créant certains spécimens de l’espèce humaine, il s’est un peu viandé sur les bords. Mon rapport à la religion fait que j’accepte que l’on puisse s’en moquer sans commune mesure. C’est pour moi quelque chose de saint, sans mauvais jeu de mots, comme l’humour noir.

Tâchons donc de mettre tout le monde sur un pied d’égalité même s’il faut le reconnaitre, c’est le catholicisme qui inspire le plus. Peut-être parce qu’on ne risque pas non plus de se prendre un furieux de la gâchette ou du détonateur qui se croit défenseur d’une vision étriquée de sa religion sur le coin du museau. Bon ensuite, s’il est équipé d’une Golf, c’est une autre histoire.

Prendre la religion comme référent créatif, c’est un peu la panacée des créas : une symbolique universelle La Croix, l’Arche, le Graal, le Calice, l’Hostie aisément reconnaissables, des scènes de cène ou de représentations vues et revues et des personnages, Dieu, Jésus, Adam, Ève, Moïse, Noé, emblématiques à la pelle… Alors, oui, bien sûr, ce n’est pas un gage immuable de qualité, c’est comme l’accroche ou la référence un peu « cul » on n’y coupe pas une fois dans sa carrière.

C’est quand même bien dans les vieux calices qu’on fait les meilleures soupes et heureusement que l’église a mis de l’eau dans son vin depuis l’Inquisition parce que, quand, en plus, le créa peut avoir ce doux sentiment de culpabilité irrévérencieuse d’avoir un peu choqué les instances religieuses et sa mère-grand au passage, c’est encore mieux.

C’est un bon exercice pour détourner les codes et apporter de la surprise tout en installant un univers immédiatement identifiable. C’est un temps considérable de gagné en terme de mise en scène. La preuve :

Pouf ! En deux millièmes de secondes, vous savez où vous êtes, qui sont les personnages. C’est pas une tuerie de créativité, loin s’en faut mais c’est pratique comme tout. C’est vrai quoi, on sait que quand on colle une nana et un gars à poil dans une nature vierge et luxuriante on sait immédiatement à quoi on va avoir droit : une jolie scène d’amour, la création. Parfois un parfum, parfois des pommes, parfois… une compagnie d’assurance.

Ainsi, l’esprit associe aussi facilement nos tourtereaux nudistes au Jardin d’Éden que L’Arche de Noé à la survie. Ici d’un homme qui dont le déodorant attire de sublimes amazones sur son Love Boat avant le déluge. Là, d’un Noé un peu dépassé qui oublie de vérifier la reproductibilité des licornes avant de les embarquer pour sa croisière s’amuse.

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Et maintenant, si je vous dis : La Crèche, Joseph, Marie, les Rois Mages, en Galilée, suivaient des yeux… ( merci Sheila) ? Vous me répondez ? Bravo, comme Jacques, vous avez tout bon (désolé). Quelle scène à part celle du dernier repas est plus emblématique que la Nativité ? Il y a une ambiance, des personnages, immédiatement reconnaissables et puis… Une subtilité à introduire ! Bon appétit !

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Évoquée dans l’article sur le marketing de noël du mois dernier, la naissance du petit Jésus est un thème formidable pour exprimer sa créativité en étant malin, subtil, ou moins subtil. Si je trouve chouette le film de Canal sur le thème (cf. l’article sus-nommé bande de feignasses), j’ai un énorme coup de cœur pour cette pub anglaise qui laisse deviner la véritable ambiance de la Nativité.

C’est pas de ma faute, quand on traumatise tout un public et surtout s’il est composé de jeunes enfants qui s’attendent à un moment merveilleux et magique, j’adore ! Ça marque, ça reste, c’est fort et c’est drôle. Avouez que vous n’avez pas vu venir la chute qui est un moment d’anthologie que n’auraient pas renié les Monty Python.

Côté Cathos, vous l’avez vu, on se marre bien, il y a de quoi faire et ce n’est pas mon but d’être exhaustif, il y a Ads of The World pour ça. Non, plus intéressant est de chercher des publicités qui touchent à des religions « intouchables ».

Le Judaïsme comme l’Islam sont beaucoup moins sujets à la publicité polémique pour plein de raisons dont le fait que leur religion est certainement plus imbriquée dans leur vie de tous les jours que pour la religion catholique ou simplement, moins médiatisée.

Mais pour plein d’autres raisons, les Juifs sont certainement ceux qui ont le plus d’autodérision lorsqu’ils parlent d’eux-mêmes. Woody Allen et Mel Brooks ne me contrediront pas. Cet épisode de la vie de Moïse aurait bien pu être écrit par eux.

Jouant sur les clichés sur leur cupidité, leur place dans le cinéma, le rapport avec leur mère, le tout, combiné à leur religion et ses personnages emblématiques. Ils semblent parfaitement à l’aise tant que, comme pour la religion catholique, on ne tombe pas dans l’antisémitisme primaire. Le Jewish Film Festival est un bon exemple de cette autodérision.

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Une transition toute trouvée du cinéma vers la télévision et la musique. On ne peut pas faire plus religieux. Avec une vraie incursion dans une synagogue pour une Bat Mitsva (la confirmation religieuse des jeunes filles juives) bercée par l’influence de MTV.

Autre confrontation amusante, celle d’un père Noël débarquant chez des rabbins en pleine nuit de Noël. Ce genre de publicité amusante, pas trash, permet par l’intermédiaire de l’humour d’en connaitre un peu plus sur les autres religions quand on ne sait pas que les Juifs ne célèbrent pas Noël tel qu’on l’entend en majorité en France avec le bonhomme en rouge, des cadeaux sous le sapin et des enfants qui hurlent, hystériques d’impatience, avant de prendre une fessée et d’aller méditer dans la cave… Je plaisante.

Mais comme dans toute publicité polémique, on tombe quelquefois sur des publicités parfaitement innocentes qui soulèvent une vague de protestations. C’est le cas de cette pub pour Nike où les joueurs ennemis, clones de star du ballon rond, sont représentés en gris arborant ce qui ressemble à une étoile de David. Choix volontaire ou pas, on s’éloigne du sujet. A vous de juger.

Enfin, intéressons-nous à la religion Musulmane. On ne trouve pas vraiment de publicités polémiques intégrant l’Islam et ses représentations. Ses symboles quelquefois. Comme ici Le Coran version digitale fait d’un Mac Book Air et d’un porte Coran, un print Burger King pour le ramadan ou un autre de Mac Do pour l’Eid.

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L’islam est la victime collatérale d’un amalgame entre Islam et Islamisme qui donne, c’est vrai, il faut le reconnaitre, une certaine caricature violente d’une religion qui ne l’est pas plus que les autres. Cf l’association que feront certains entre la pub du terroriste en Golf du début de cet article et sa vision de sa religion qui n’est pas celle de la majorité. Mais ce n’est qu’une partie vraiment marginale des créas. Voire infime. Tout n’est que rapport d’échelle, mais rien de réellement subversif ne vient déferler sur les supports publicitaires et la religion musulmane est très peu utilisée dans la publicité occidentale.

Tout au plus trouve-t-on une pub allemande qui joue sur le côté ultra sexy de l’under-burqa soulignant le plaisir égoïste et personnel de la femme qui a envie d’être séduisante pour elle, mais peut-être aussi pour son mari.

Rien de franchement à la hauteur des sulfureux sujets abordés en début d’analyse, mais qui illustre d’une certaine manière, le schizophrène jeu que jouent les créatifs de certains pays musulmans à devoir suggérer la nudité au lieu de la montrer.

On est à la frontière du religieux, du législatif et du politique comme dans cette publicité où la jeune femme en robe sur le print sera bien en bikini sur la plage privée de Dubaï pour laquelle elle pose.

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Ou beaucoup plus figuratif en remplaçant les humains par des singes.

Le constat est là. La religion fait le bonheur de la pub. Comme pour des caricatures ou des traits d’humour, certains prennent la mouche, d’autres non. Il n’y a pas de réponse universelle. Museler un sujet, le rendre tabou, le recouvrir du couvercle du sacré, c’est déjà faire un pas vers une censure qui en entrainera une autre, puis une autre et une autre. Laisser faire ouvertement, c’est ouvrir la porte à des débordements ou des dérapages certes ! Mais où placer le curseur et qui devrait juger de ces dérapages alors qu’il y a autant de sensibilités que de pratiquants ? Verra-t-on naître un jour en ces critiques une forme de racisme religieux ? Ou est-ce le cas ? La seule limite de l’humour finalement, c’est peut-être la méchanceté parfaitement gratuite, ce dans quoi peu d’humoristes, de dessinateurs et de publicitaires versent.

Je me permettrai d’achever totalement cette analyse en d’exhumant ces publicités de et pour BDDP qui avaient frappé fort il y a quelques années avec ses visuels égratignant les 3 grands mouvements religieux de la planète. Parce que la caricature, l’humour c’est ça. Il ne faut pas que ce soit toujours les mêmes qui en prennent plein la gueule et toujours les mêmes qui s’offusquent pour deux fois rien. Pour pouvoir un jour rire de tout, et avec tout le monde.

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Réalisé pour : http://www.adsandtrends.com/croyances-et-religions-sur-lautel-de-la-publicite/

Entre la bûche et la pub – Le marketing de Noël

ELLE ARRIVE LA PERIODE BENIE OU VOTRE COMPAGNE VOUS GLISSE AVEC LA SUBTILITE D’UN TRACTOPELLE DANS UN MCDRIVE QUE « CETTE JOLIE PAIRE DE BOUCLES D’OREILLES VAN CLEEF AND ARPELS EST VRAIMENT JOLIE NON ? » CE MOIS ENCHANTEUR OU LES ENFANTS S’AGITENT, HURLENT DANS LA MAISON, FEUILLETTENT SURVOLTES CES MONUMENTS DE LITTERATURE QUE SONT LES CATALOGUES DE JOUETS. UNE PERIODE QUI FINIRA PARFOIS PAR UNE CRISE DE FOIE QUI IMPLIQUE BIEN PLUS DES TRANCHES DE SAUMON ET UNE BUCHE CHOCOLAT-MERINGUE-CITRON VERT QUE LES PAGES D’UN MISSEL A LA MESSE DE MINUIT.

Noël, vous l’aurez reconnu, arrive à grands pas. Dans un peu moins d’un mois pour être à peu près précis. Et avec lui, ses campagnes marketing qui ont déjà démarré depuis la mi-novembre. Une occasion pour les créas de s’amuser un peu à casser les codes, une opportunité pour les marques de communiquer avec plus de créativité qu’un Papa Noël sur son traineau, posé en display en grande surface où est apposé un autocollant -50% sur les blinis. Même si, whaaao, c’est une sacrée affaire !

On ne le dira jamais assez, casser les codes, ce n’est pas seulement un plaisir de créatif. Casser les codes c’est aussi un plaisir pour les clients, C’est surprendre le marché, surprendre le spectateur, internaute, téléspectateur, lecteur de PQR avec un message auquel il n’est pas habitué.

C’est aussi une période durant laquelle on peut créer, même avec peu de moyens, un lien entre sa marque et ses clients. Laisser un souvenir impérissable et agréable qui donne envie de le partager avec d’autres. Et on le sait bien, au-delà de l’importance du share, véritable devise de spéculation sur les réseaux sociaux pour un buzz réussi, Noël c’est la saison du partage avec les autres.

Mais Noël est devenu aussi très paradoxal. Aujourd’hui, il n’est même plus étonnant de voir la fête « célébrée » dans des pays sans absolument aucune histoire catholique. Son image s’est lentement écornée depuis des années et de fait, sa perception possède parfois ce mélange de spiritualité sincère et de « c’est qui le petit Jésus et pourquoi tu m’as pas offert la version 64G de l’ipad ? » (Eric Cartman – South Park).

La période génère un chiffre d’affaires à 7 ou 8 chiffres pour de nombreux annonceurs. Pour les grandes entreprises du jouet du jeu vidéo, de la bijouterie, du food et bien d’autres, c’est une période clé dont dépend même quelquefois la pérennité de tout leur business.

Réussir la période de Noël, c’est s’ôter une épine du pied pour l’année à venir. D’où l’importance de capitaliser sur une campagne à très forte valeur ajoutée. Des clients plus à même de dépenser seront inévitablement séduits par un message qui les touche au cœur par un sourire, une expérience. L’annonceur fait à cette période, une sorte de cadeau, intéressé certes, à sa communauté.

Cette fusion de toute façon inévitable des genres permet de faire vibrer différentes cordes et nombreux sont les leviers sur lesquels nous, les créas, nous adorons jouer à la période de Noël. Du partage à l’amour, de la solidarité à l’humour en passant par la famille, l’enfance, la magie, le rêve… la palette de personnages et l’univers religieux comme la vie de tous les jours, le Père Noël et les anecdotes du réveillon constituent une manne presque intarissable pour créer une bonne campagne.

S’amuser de Noël comme respecter les croyances et les sacrosaintes traditions, faire rire, émerveiller ou faire verser une larme, ce qui compte c’est véhiculer une émotion quelle qu’elle soit. Et par émotion, on pense évidemment à John Lewss, une enseigne de Grands Magasins qui possède un affect immense dans le cœur de beaucoup et qui caracole en tête, depuis quelques années dans l’exercice film « magique » de Noël. Le film de 2012 et celui de 2014 en sont des preuves indéniables.

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Les aventures de Monty le Pingouin et de son maître, parabole à la Calvin et Hobbes de l’imagination fertile des enfants ont déjà ravie 17 millions de personnes. Un succès qui doit beaucoup à la qualité du spot qui ne vend rien sinon du rêve, mais aussi à un énorme travail de réflexion marketing pour le faire exploser au grand jour. Petite micro-analyse à la fin de cet article. Mais

John Lewis se livre chacun année une guerre sans merci avec plusieurs gros annonceurs (Sainsbury’s, Aldi, Mark & Spencer, Harrod’s, Liddly, Tesco…) pour sortir LE film qui gagnera les cœurs des Britishs à Noël. Vous les trouverez sur le site du Telegraph.

L’an dernier, Sainsbury’s, l’équivalent d’un Auchan en France avait littéralement pété les plombs en s’offrant les services de Kevin MacDonald (L’oscarisé réalisateur du Dernier Roi d’Écosse) et la production de Ridley Scott pour réaliser un cut de 48 minutes en crowdsourcing des meilleurs moments de Noël de vrais gens offerts par de vrais gens.

Une manière de créer de la proximité avec leur cible en jouant sur une campagne collaborative. Être une marque à l’écoute et proche des gens, c’est important quand on nourrit une bonne partie du Royaume-Uni.

De belles créations certes, mais il s’agit là d’un parti pris plutôt « classique ». Ce n’est pas tellement ce qu’on appelle casser les codes hein ? Je vous rassure, d’autres ont marqué Noël avec des initiatives autrement plus délirantes.

Vous vous souvenez certainement de Coca-Cola Zéro qui vous proposait de réaliser votre pull de Noël. Une tradition anglo-saxonne qui semble être un concours caché du pull le plus moche du monde. Qui à l’époque n’a pas cédé à la tentation de tenter de gagner le concours pour voir sa réalisation naître en vrai ? Malheureusement, le site n’est plus disponible, je vous aurais montré mon pull, il était magnifique. Avec plein d’ours blancs, des têtes de chats et tout et tout.

 

Moins fameuse est cette pub pour une boite de prod qui nous livre son explication très personnelle des cadeaux de noël qui arrivent en retard est succulente.

Et toujours dans le cinéma, McCann Manchester elle s’amuse de la nativité et de Jésus, Marie, Joseph plus téléphages que porté sur la naissance de leur dernier né. Étrangement, on se moque beaucoup moins du sujet en France. A ma connaissance en tout cas.

Plus raffinée et parfumée, cette publicité pour Poop-Pourri. On n’imagine pas tellement comment un déodorant pourrait communiquer pour les fêtes de fin d’année, c’est sans compter sur le stress que provoque sa tournée chez le Père-Noël.

Il faut dire que des milliers de foyers de cookies et de lait, mets déposés par tradition au pied de la cheminée et du sapin par les petits Anglais et Américains, ça a de quoi vous retourner un peu l’estomac. Pauvre Santa. Heureusement qu’on ne lui demande pas de sonner les cloches comme dans cette pub Kmart.

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Et pendant que Papa Noël discute déodorant, TGI Fridays une chaine de restaurants anglais fait voler des bouquets de gui attachés à un drone pour rependre l’amour de Noël.

Chacun sa technique, c’est quand même plus mignon d’embrasser sa moitié sous du gui volant non ? On en profitera pour finir la soirée avec elle au coin d’un feu de cheminée livré par Netflix.

Non non, l’énorme service de VOD-streaming qui vient de poser ses valises en France ne fait pas dans la découpe de bûches. La marque, communiquait l’an dernier avec beaucoup d’humour à la période de Noël sur la variété de son offre.

Proposant à ses clients de récupérer un feu de cheminée pour passer un bon moment au coin du feu. Simple, efficace, décalé. C’est tout bête, mais fallait y penser. L’agence a même pensé à tourner un behind-the-scenes comme s’il s’agissait d’un vrai film et à poster de vraies critiques que vous découvrirez dans la vidéo.

Mais on peut choisir de faire les choses en grand en cette période de l’année. L’an dernier, la compagnie West Jet a ébloui 250 de ses passagers en leur proposant une conversation en direct avec le Père Noël à chaque fois qu’ils passaient leur carte d’embarquement devant une cabine vidéo. A leur arrivée à destination, enrubannés et posés sur le tapis à bagages, des surprises les attendaient.

La Poste Suédoise elle a mis en place un Memory géant pour faire gagner des lots à ses clients. Parcel Memory, c’était 400 paquets, des paires à reconstituer, des milliers de lots à gagner. Une manière de souligner l’anonymat des paquets de la poste, la variété de ses possibilités de livraison et leur proximité avec la population.

Les agences de pub elles aussi s’amusent avec la période de Noël pour faire leur promotion. JSA/SMOKE, une agence australienne a imaginé un concept qui vous met dans la peau d’une personne que le Père Noël a mise sur sa liste de méchants. Vous voulez vous venger ? Essayez avec Bad Bad Christmas.

Dans le domaine du luxe aussi on peut casser les codes. Les magasins chics et chers Harvey Nichols avec leur humour très british on créé en 2013 l’opération « Sorry, I Spent it On Myself » envoient du lourd en promettant « A little something for them, a bigger something for you. Une gamme de produits égoïstes pour un Noël hédoniste. Offrez des élastiques, des cure-dents, des trombones oui, mais des Harvey Nichols quand même !

Et par la même occasion, vous pourrez vous offrir une paire de Louboutins, un beau cuir ou un sac de marque. Une campagne très, très anglaise qui ne peut s’empêcher de mettre un peu d’humour noir même dans une pub de Noël. C’est cruel, mais tellement réussi, car évidemment, personne n’aura l’idée de faire un coup pareil à ses êtres aimés.

La marque Mulberry a récemment fait parler d’elle avec une pub à la frontière entre un film de Wes Anderson, un scénar de Jim Jarmusch et une pub Old Spice.

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C’est parfaitement WTF mais tellement éloigné des codes du genre qui nous vend, via Cartier, de très jolis bébés panthère, mais finalement pas grand chose que… des bébés panthère. De l’un, on retient un joli film qui a coûté un bras, de l’autre marque de luxe qui se rend accessible en ne se prenant pas au sérieux.

Il n’y a que sur Ads & Trends que l’on passe des panthères Cartier au cancer des testicules. Cette année encore, Albion, une agence anglaise joue la carte de l’œuvre de charité. L’opération Bauballs permet d’acheter des boules de Noël en forme de boules du Père Noël. Si, si une véritable paire de testicules brillantes et décoratives pour trôner à côté des guirlandes lumineuses. Laquelle allumera une étincelle dans l’œil de Mamie ? Vous verrez bien !

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Mais c’est beau d’être créatif, mais assurer une visibilité à sa campagne est primordial. Revenons à John Lewis, l’un des annonceurs les plus attendus de Noël en Angleterre, mais aussi dans le monde et décortiquons The Bear and The Hare, sa campagne de Noël 2013. Vous l’avez obligatoirement vue passer l’an dernier.

Cette dernière a non seulement demandé un travail colossal de réalisation (voir le making-of ci-après), mais ce dernier s’est accompagné d’une réelle réflexion stratégique pour emporter le morceau.

Vous vous en doutez, on ne fait pas 14 millions de vues, des centaines de milliers de retweets et d’interactions Facebook sans un minimum de travail annexe au travail créatif. Une publicité tout aussi réussie qu’elle soit, n’est rien sans un habile travail pour la relayer. Le Brand Marketing et le Content Marketing ne peuvent plus vivre l’un sans l’autre et l’un amène l’autre vers son audience pour la faire réagir immédiatement. Juste pour info, sur cette campagne 2013, John Lewis a dépensé 1 millions de Livres pour la réalisation de sa publicité et 7 millions pour la faire connaitre.

Alors non, ce n’est pas un hasard si John Lewis n’a pas diffusé sa publicité en premier lieu sur SON site, mais bien sur YouTube et Twitter. C’est l’endroit où leur cœur de cible vit sa vie digitale et où elle aime prendre la parole et avoir un semblant de communication avec les personnes et marques qu’elle suit. Logique non ? Toutes les marques n’ont pourtant pas encore ce réflexe pourtant évident. Le film a été élaboré spécifiquement pour cette cible et ces supports.

Ce n’est pas non plus un hasard si de grands influenceurs ont relayé le film. Ils vivent online, les leaders d’opinion aussi. Ce sont des personnes qui sont à la recherche de contenus à forte valeur ajoutée pour alimenter leurs communautés identiques. Ils sont indispensables à la bonne viralité d’une campagne comme celle de John Lewis.

Ce n’est toujours un choix purement artistique si Lilly Allen et ses presque 5 millions de followers a été choisie pour interpréter sa reprise de Keane. L’opération était aussi bonne pour John Lewis que pour Lilly.

Enfin, ce n’est pas un hasard si le film ne contient aucun message promotionnel. C’est le fil rouge de ce genre de films, donner chaud au cœur. On ne vend pas des produits John Lewis, mais l’Esprit John Lewis. Une part du rêve de la marque qui amènera forcément à aller faire un tour sur le site et à s’en souvenir quand on aura un cadeau à faire.

John Lewis a eu à ce propos une façon élégante d’amener sa cible vers l’acte d’achat. L’ours et le lièvre ont été déclinés dans les vitrines du grand magasin à la façon d’un Arcimboldo de produits de la marque. Une continuité créative qui donne une image d’ensemble cohérente, fraiche et créative. Du film au e-book, du vrai livre aux vitrines, des animations en magasin.

Tout cela parait tout simple et parfaitement normal, mais c’est pourtant sur ce ratio travail créatif et travail promotionnel invisible aux yeux de la cible finale que pêchent beaucoup de campagnes publicitaires et pas seulement de Noël. John Lewis, c’est un véritable cas d’école d’une campagne d’engagement réussie.

Finissons comme il est de tradition autour d’un petit verre avec le calendrier de l’avent qui n’en finit pas de se réinventer. Le Beery Christmas, vous offre non pas un Richard Berry par jour du réveillon, mais 24 bières différentes venues 8 pays à travers le monde. Le site saveur bière est déjà en rupture de stock et ne prend déjà plus que des précommandes pour une réédition. La France, un pays d’alcooliques ?

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Difficile, très difficile d’être exhaustif face à la quantité de trouvailles qui déferlent chaque année à cette période. Le mois de décembre commence dans quelques jours et, c’est certain, de nombreuses marques vont encore se battre pour sortir du lot et nous surprendre.

Alors, hurlons, survoltés, notre amour de la créativité dans les couloirs de nos agences. Pour les grands enfants de la communication que nous sommes, Noël, c’est comme se retrouver à feuilleter les pages d’un catalogue de jouets, monument de la littérature et se gorger de créativité avant de se faire une bonne crise de foie à cause de tranches de saumon, de bûches de Noël menthe-réglisse.

Merry Christmas !

Article réalisé pour le site adsandtrends.com

S’il te plait, imprime moi un mouton

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Ce qui auparavant relevait de la science-fiction est en passe de devenir aujourd’hui une technologie à la portée de tous. L’impression 3D, tel un iceberg, affleure doucement depuis des années à  la surface de notre quotidien, mais possède une partie immergée tellement immense qu’elle en donne le vertige.

C’était dans les années 60 sur BBC Horizon, une émission de vulgarisation scientifique. Arthur C. Clarke, auteur de romans de Science-fiction à qui l’on doit entre autres 2001 l’odyssée de l’espace, prophétisait l’arrivée d’internet et de l’impression 3D. Certain que ces deux médias allaient bouleverser profondément les bases mêmes de la communication entre les êtres humains. De fait, grâce au web, le monde d’aujourd’hui n’a pas grand-chose à voir avec celui d’il y a 20-25 ans.

Dans un autre registre, Hergé, fortement anglophone et scientifique avait porté à l’écran la « machine à répliquer » d’Arthur C Clarke dans le dessin animé Tintin et Le Lac Aux Requins. Utilisée par l’infâme Rastapopoulos pour reproduire des œuvres d’art volées.

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Attention, à partir d’ici, la frontière entre la SF, la réalité et évidemment, le marketing s’amenuise. Si Internet a pulvérisé les règles de la publicité et bouleversé le comportement humain dans nombre de domaines, l’impression 3D est en passe de déclencher une véritable révolution industrielle. Dans quelques années, vous repenserez à cet article en imprimant un nouveau mug que le mouton électrique de votre fille aura cassé en le bousculant et ces quelques lignes vous reviendront en tête quand vous mangerez votre english breakfast avec bacon, œuf mollet, saucisses grasses, black pudding et baked beans tout droit sortis de votre imprimante de cuisine (oui moi aussi j’ai faim) avant de mettre vos chaussures commandées la veille et prêtes à être enfilées.

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Le trait vous parait forcé ? Pourtant, si l’impression 3D existe et est utilisée depuis une trentaine d’années en prototypage, on assiste aujourd’hui à l’esquisse de sa démocratisation. Même si elle est loin de se faire une place dans chacun de nos foyers, la technologie actuelle existe et ne connait déjà que peu de limites en terme de matières, formes et taille. Et il est temps de la prendre pour autre chose que le joujou que tout le monde voit en elle.

On imprime déjà en métal, plastiques issus de l’agriculture, matières organiques ou alimentaires, un entrepreneur chinois a mis au point un procédé de recyclage du béton pour pouvoir imprimer une maison pour tous et palier les problèmes de logements en Chine, pays en proie à une frénésie de renouvellement permanent de son parc de logements.

Alors, on n’imprimera pas nécessairement un jour son petit déj so british parce qu’à première vue comme ça, ça a l’air absolument dégueulasse et que d’ici là, le lobby du droit de vivre des poules et des cochons aura pris beaucoup d’importance, mais on crée déjà des desserts en chocolat, des pizzas, des chaussures, de la viande, des bijoux, des vêtements, de la vaisselle, des orthèses et prothèses médicales, un cœur artificiel créé à base de cellules souches est même prévu d’ici 2020 pour une transplantation d’ici 2025.

S’il est difficile de s’imaginer manger un repas tout frais sorti de son imprimante, l’homme augmenté n’est pas loin. Et les campagnes de pubs pour vous vendre un nouveau fémur Candia enrichi en calcium arriveront un jour, forcément. Le Smithsonian, musée d’histoire naturelle de New-York propose déjà d’imprimer son squelette de dino en 3D. Une première étape avant de numériser l’ensemble de sa collection et de la mettre, gratuitement, à disposition de tous pour pouvoir l’imprimer.

On le suppose alors fortement, économiquement, il faut s’attendre à une transformation totale. Notre modèle de production industrielle à grand volume sera à terme révolu lorsque, pour le client final, formé et équipé d’une imprimante, il deviendra moins cher de faire imprimer chez soi que d’importer.

A une époque où les considérations de gaspillage et surconsommation commencent doucement à toucher les consciences collectives, l’impression 3D permettant au consommateur de maitriser la production est peut-être une planche de salut.

Mondialisation, délocalisation, flux de marchandises vont à terme diminuer, en tout cas dans un premier temps pour les objets de la vie de tous les jours. Difficile, là tout de suite, d’imaginer imprimer son lave-vaisselle, sa télévision ou sa voiture chez soi, mais moins d’imaginer un industriel de l’automobile imprimer directement sur son site de production, l’ensemble des pièces nécessaires à la fabrication de son produit final. Le sujet est vaste  et c’est l’ensemble du mix-marketing qui sera à terme impacté et même le visage des commerces de proximité.

Quel impact également à terme sur l’emploi dans des usines totalement automatisées où rentrent les matières premières brutes pour en voir ressortir des produits immédiatement prêts à la vente ? Il sera sans doute considérable.

Le meilleur moyen de se rendre compte des difficultés, mais aussi des perspectives à venir pour ces 20/30 prochaines années est d’observer la transformation vécue par le monde de l’industrie de l’Entertainment depuis l’arrivée d’internet.

Mais au fait, comment les marques et les agences s’emparent-elles aujourd’hui de l’impression 3D pour soutenir leurs campagnes digitales ?

Il y a là une véritable manne et un terrain d’expression immense en terme de communication augmentée. Une manière de ne plus mettre le produit sur une feuille de papier ou une bannière web, mais directement dans les mains du consommateur, une manière aussi de toucher, sensibiliser, apporter une valeur ajoutée à sa marque, créer une véritable expérience.

Rethink, une agence canadienne bourrée d’humour a imprimé pour une soirée à thème, 811 Cannes Lions et autres récompenses pour en remplir ses locaux. Résultat, elle a fait parler d’elle sur les sites d’influence et les invités sont certainement repartis chacun avec une récompense rudement convoitée.

 

Les marques automobiles s’y mettent aussi. Pour la promotion de son Porsche Cayman, la marque a proposé à ses clients d’imprimer leur future voiture en miniature pour pouvoir l’observer sous toutes ses coutures. Ceux qui ont tenté l’aventure pouvaient partager leur impression (et leurs impressions) sous le hashtag #3dCayman. Le succès a été confidentiel, mais l’initiative bien accueillie.

 

 

Un concept reproduit plus ou moins par Polo Principle. VW Danemark et DDB Copenhague ont invité les consommateurs à designer leur propre Polo, plus exactement la rhabiller. Les 40 meilleurs designs pouvaient prendre le contrôle de l’imprimante 3D utilisée pour faire les protos des vraies voitures de la marque. Le concept a été poussé jusqu’au bout puisque le grand gagnant a même vu son design décliné sur un vrai modèle. Une manière pour la marque de montrer qu’elle démocratise le meilleur de la technologie pour ses clients.

 

Lançant ses mini bouteilles en Israël, Coca-Cola rebondit intelligemment sur son format. Grace à une appli dédiée, la marque offrait à ses buveurs de créer une version mini-moi d’eux mêmes. Les meilleurs ont gagné le droit de se faire tirer le portrait photo en 3D et de repartir avec une statuette à leur effigie. Une aventure qui rappelle pour les BDphiles, une histoire de Spirou et Fantasio période Franquin, les Petits formats.

 

Nokia, pour le lancement du Lumia 820 mise sur ses possibilités de customisation de sa coque amovible. En créant une communauté, la bien nommée Lumia 820 printing community, qui permet à chacun de créer, partager, imprimer en 3D des coques 100% originales et personnalisées. Dans un monde schizophrénique qui surfe entre uniformisation et singularisation, ce genre d’initiative aura certainement un succès grandissant.

lumia-820-nokia

Finissons enfin par un peu d’émotionnel avec l’association Barnardos et Yahoo.

Pour sensibiliser sur le nombre croissant de sans-abris l’asso a fait appel à la célèbre agence londonienne BBH pour mettre en place un duo website-3d print. Le site homeforxmas.org, invitait les visiteurs à faire un don, puis à rentrer leur adresse. Chaque jour, un donateur était sélectionné et voyait sa maison, immeuble, imprimée en 3d et transformée en boule à neige. Une façon de mettre en valeur leur maison et de leur faire mesurer leur chance d’avoir un toit au-dessus de la tête.

 

Yahoo Japan quant à eux, ont associé la puissance de leur moteur de recherche et la technologie 3D pour imprimer les recherches d’enfants japonais aveugles et leur permettre d’appréhender la forme « réelle » d’objets qu’ils ne verront jamais de par leur cécité. Une initiative appliquée aujourd’hui aux livres pour enfants atteints de cet handicap, pour leur permettre de dessiner les contours des personnages de leurs premières lectures.

 

Créativement, les possibilités sont infinies, mais restent relativement rares aujourd’hui. Mais la technologie évoluant, les marques vont certainement s’en servir de plus en plus à mesure que les boutiques d’impression 3D de proximité et les équipements domestiques vont se démocratiser.

Mais on le voit aussi, sorti des campagnes de pub, il y a une préparation à faire, un gap à franchir, une éducation à donner, des législations à changer… L’impression 3D connaitra ses miracles médicaux et humanitaires comme ses dérives guerrières avec l’impression d’armes à feu comme c’est déjà le cas.

Une véritable révolution on vous dit !

 

Article réalisé pour me site adsandtrends.com

Meilleurs voeux de candidature

Pas d’article de fond cette fois-ci mais plutôt une carte de vœux personnalisée pour une agence avec qui j’aimerai bien travailler : DigitasLBi, Digitas pour les intimes, Digi, mais là c’est quand on se connait vraiment très bien.

Pour leurs vœux de début d’année, l’agence a joué sur la déclinaison des professions dans un slide-show sympa, coloré et plutôt bien fichu. Une interprétation de chacune des 24 professions de leur agence sous les traits de sapins malins : http://www.digitas.fr/2013/12/19/24-facons-de-vous-souhaiter-une-bonne-annee/

Ma réponse, un 25e sapin personnalisé, dessiné, découpé puis animé sur Vine, image par image, mettant en scène chacune de mes capacités de mouton à cinq pattes : Du concepteur rédacteur, au rédacteur/journaliste tous deux on et offline mais aussi illustrateur et auteur de livres pour enfants et photographe à ses heures.

Un profil complet pour faire de la créa pure et dure, surprendre, animer sur les réseaux sociaux et rebondir sur l’actualité en texte, en dessin ou en concept comme pour piger et écrire des articles de fun ou de fond sur plusieurs sujets. Concepteur-rédacteur oui, concepteur-réacteur c’est encore mieux non ?

Le dispositif digital est plutôt simple, un mail a été envoyé directement aux responsables recrutement de DigitasLBi avec un CV en bonus, un tweet a été envoyé sur  @DigitasLBi_FR via mon compte twitter @ZeMoutonA5Patt relayant et les vœux de l’agence et ma carte de vœux et pointant vers cet article pour les curieux désirant une explication.

Cliquez sur l’image pour voir le sapin danser.

ZMACP

Ma région, ma marque – Paris à la mode

C’est humain, chacun a un attachement à sa région d’origine. Elle participe à la construction de l’identité et du caractère des individus. Elle fait que certains prennent plaisir à se rencontrer lorsqu’ils viennent du même « coin ». Le sentiment régional est une prise de conscience, une redécouverte de soi… et de l’autre ! Face à d’autres modèles culturels, à une forme de mondialisation étouffante, on prend conscience de ses propres spécificités culturelles.

 La puissance émotionnelle que dégage SA région a poussé de nombreux entrepreneurs à créer une marque qui surfe sur l’identité régionale des consommateurs. Continue Reading

Digital Detox – Les Accros Digitaux Anonymes

Internet fait de la résistance. 20 millions de la population française reste totalement déconnectée du réseau. Les Digital Outsiders refusent de disposer d’un accès. Les Digital Worried craignent que 2013 ne bascule dans 1984 et que l’on vive le cauchemar de George Orwell, pour le Meilleur Des Mondes même si, au fond, on n’en est pas très loin comme nous l’ont montré les frasques médiatiques de la NSA récemment. Et enfin, il y a les Digital Detox, qui désirent décrocher de cette addiction.

L’état de dépendance est relativement différent selon les individus. Continue Reading

Vine : 6 secs pour 9 mm

Depuis son rachat à prix d’or par Twitter en octobre 2012, Vine est devenu la nouvelle attraction dans l’univers des réseaux sociaux. Cette application de vidéo-micro-blogging qui propose de créer des vidéos de 6 secondes au maximum est devenue incontournable pour les fanboys de la marque à la pomme, initialement support unique de Vine.

Plus court et moins contraignant qu’une vidéo You Tube, le Vine est un format très pratique pour exprimer la créativité des digital natives. Continue Reading

Nouveau site, Nouveau look

Pour ceux qui connaissaient l’ancien site, c’est un grand changement. Pour ceux qui ne le connaissaient pas, forcément, ils s’en fichent royalement ;) On oublie le passé, le Mouton fait sa mue, garde ses cinq pattes  et s’amuse en full responsive pour changer un peu son CV. « Tout a changé et c’est ça qui change tout » comme dirait une signature bien connue d’une marque qui ne me revient pas. Au sens propre pas au figuré parce figurez-vous que j’aime toutes les marques, il n’y a qu’à voir mon expertise. Sisi ! Là-haut dans le menu, cliquez, vous verrez, vous aimerez !

Sur le site, les créas, normalement devraient évoluer, tourner, le sang neuf c’est fait pour ça ! D’essais en crobards, en idées jetées à la volée, en essais transformés ou écrasés avant l’enbut, le but est de m’amuser, créer, tester, faire bouillonner un peu toute la soupe et SURTOUT  bosser pour vous. Oui vous là qui cherchez un rédac dynamique, digitalisé comme une montre casio 1984 mais aussi comme un Galaxy note III qui explose tout le monde à Draw Something.

Sur le blog, des billets sur le milieu de la publicité, des case-studies, des billets d’humeur et d’humour, des essais, comme dans un labo mais sans les brûlures au 3e degré ou du Crystal Meth à la Breaking Bad. Dommage diront certains !

A très vite !